#Corse – L’ADN D’ANTIGONE – Regards sur la « jurisprudence corse » relative aux prélèvements génétiques

UnitaInfurmazione 2 November 2011 Comments Off on #Corse – L’ADN D’ANTIGONE – Regards sur la « jurisprudence corse » relative aux prélèvements génétiques

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(Communication prononcée à Corti le 14 octobre 2011 dans le cadre de la commémoration des trente ans de l’Université de Corse)[1]

Je débuterai mon propos en évoquant la figure d’Antigone. Si la mythologie antique a pu trouver d’étranges prolongements sur la terre de Corse – n’a-t-on pas identifié Colomba à Electre, Napoléon à Prométhée ? – Antigone occupe une place privilégiée dans notre histoire et notre littérature. À cet égard, le cas le plus significatif est sans conteste celui de Maria Gentile, jeune femme du Nebbiu qui, au XVIIIe siècle, donna une sépulture à son fiancé malgré l’interdiction des autorités militaires françaises. Ce récit, à l’origine de plusieurs œuvres littéraires, pose l’éternel problème de la confrontation entre, d’une part, le droit positif et, de l’autre, les lois non écrites, revêtues d’un caractère sacré… Si certains auteurs ont prétendu que le vrai héros de la tragédie de Sophocle était Créon, défenseur de ce que l’on appelle de nos jours « l’état de droit », la Corse a toujours marqué sa préférence pour Antigone, faisant notamment prévaloir la loi de l’hospitalité sur celle du Code pénal, lequel entend sévèrement réprimer le « recel de malfaiteur ». Les exemples sont nombreux, y compris ces dernières années… Cet état d’esprit – souvent critiqué de l’autre côté de la mer – a fait de la Corse un sanctuaire pour tous les pourchassés, y compris durant les heures sombres que connut l’Europe au milieu du siècle passé. Pour en revenir au problème qui nous occupe, nous observerons que l’inclination insulaire à s’opposer à « la force injuste de la loi », selon la belle formule de François Mitterrand, s’est manifestée par une résistance précoce à la généralisation du fichage ADN. Cette dernière a été opérée en droit français en 2003 : désormais, le fichage ne concernerait plus seulement la délinquance sexuelle mais la quasi-totalité des crimes et délits…

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